2011-Trait d'Union Européen des ASPTT. Berlin, Prague, Strasbourg.

Trait d’union Européen : BERLIN, PRAGUE, VIENNE, STRASBOURG

du 25 mai au 15 juin 2011

 

 

 

Grâce à l’initiative de l’Asptt St Quentin et de son président Patrice Godart, nous avons eu la chance de participer en 2006 au trait d’union qui nous a permis au départ de Berlin en passant par la Pologne et les pays Baltes de rejoindre les rives de la mer Baltique.

En 2008, partis de Vienne à travers la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Bulgarie nous avons gagné Athènes, donc la mer Egée et pour ces deux périples, un passage dans leur capitale respective.

Pourquoi ne pas réaliser le lien manquant Berlin- Vienne ?

Le projet mûrit dans la tête de Patrice et le 25 mai, c’est un groupe de 24 personnes qui se retrouve pour ce nouveau départ.Un petit contre temps, le voyage est prévu par avion mais un volcan irlandais en a décidé autrement. Grande réactivité de Patrice, c’est en train que nous gagnons Berlin.

A peine une journée pour visiter cette ville immense. Nos pas nous conduisent vers la porte de Brandebourg, le Reichstag, le poste Checkpoint Charlie (un des passages entre l’Ouest et l’Est). De grands panneaux retracent l’histoire du mur.

Beaucoup d’émotion en découvrant sur une longue avenue les croix en mémoire de ceux qui ont péri en essayant de franchir le mur.

C’est le 27 au matin, devant l’ambassade de France qui jouxte la porte de Brandebourg que le départ est donné. Après 300 km en Allemagne sans grosse difficulté, les pentes deviennent

plus sérieuses pour notre arrivée en Tchéquie. Nous gagnons Prague sous un soleil ardent.

A peine arrivés, douche, lessive et nous sommes prêts pour découvrir cette ville. On ne sait où poser les yeux devant toutes les richesses qui nous entourent : la cathédrale St Guy, le château, le pont Charles,des immeubles richement décorés… On la surnomme la ville aux 100 clochers, elle grouille de touristes. Son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco est amplement méritée. Le lendemain, un peu de temps pour flâner avant une réception à l’ambassade de France. Visite commentée à travers des pièces richement meublées, (lustres en cristal de bohème, tapisseries des gobelins, traditionnels poêles en faïence…) Nous découvrons avec intérêt quelques pages d’histoire de nos deux pays, entre autre la visite du président Mitterrand en 1988 qui a tenu à recevoir les dissidents au régime en place dont le futur président de la République tchèque Vaclav Havel.

Il faut reprendre la route, la sortie de Prague ne se fait pas sans difficultés : circulation intense, rues pavées, un calvaire !!!

Encore 4 étapes pour gagner l’Autriche, les paysages nous semblent familiers, peu de dépaysement depuis notre départ, nous traversons un vignoble qui me rappelle le Sancerrois. Cependant un grand moment, le détour pour se rendre sur le site de la bataille d’Austerlitz, nous gagnons le château où a été signé l’armistice. Des panneaux relatent la bataille. Je retiens ces mots de Napoléon à ses soldats «  Si vous dites, j’étais à Austerlitz tout le monde vous dira, voilà un héros ».

La frontière autrichienne est franchie et déjà un col, avant goût de ce qui nous attend…. Nous gagnons Vienne, vive émotion pour nous deux et cinq de nos compagnons, l’objectif est atteint, plus de 5000 km parcourus, 12 pays traversés, notre joie éclate : une photo immortalise cet évènement.

Vienne est plus accessible à vélo que sa voisine tchèque. Nous gagnons l’hôtel sans encombre.

Samedi 4 juin, la journée est réservée à la visite. Nous gagnons en métro le château de Shönbrunn où plane le souvenir de Sissi. Ensuite visite de la ville, très animée par un défilé de fanfares locales en costumes régionaux avec concerts devant la Rathaus (hôtel de ville). Beaucoup de magasins nous rappellent que nous sommes dans la ville de Wolfgang Amadeus Mozart. Les monuments sont nombreux, impossible de tout visiter et les jambes sont bien fatiguées…

Huit étapes sur dix-huit, le plus difficile est à venir avec les Alpes autrichiennes. On profite des rives du Danube avant que se profilent à l’horizon les premières montagnes. Nous devons gagner Innsbruck capitale du Tyrol. Paysage de rêve en longeant le lac de Traunsee, mais pas de relâchement les pentes deviennent sérieuses, 10 à 13% régulièrement, plus tard un panneau nous indique 3 km à 15% !!! 17% s’affiche, heureusement il n’est pas interdit de mettre pied à terre !!! Le peloton s’étire, les cols se succèdent. Nous devinons une superbe région, les nuages se déchirent de temps en temps et nous permettent d’entrevoir les montagnes qui nous entourent. Malgré la pluie et le froid nous avons un regard admiratif pour les chalets très fleuris, richement colorés et décorés de fresques.

La pluie va nous accompagner jusqu’à Innsbrück, dommage !!! Nous remontons vers l’Allemagne, impossible d’éviter une route avec de nombreux camions .Il faut dire que dans les pays traversés nous avons pu emprunter régulièrement des pistes cyclables, réseau enviable. Nous voilà en Bavière, la pluie et la fraîcheur ne nous quittent plus. Nous longeons les rives du lac de Constance pendant une soixantaine de km, un moment de répit bien apprécié après ces dures étapes. Nous gagnons la forêt Noire, étape à Donaueshingen où naît le légendaire Danube. Bientôt la France …

Le soleil est enfin revenu en passant la frontière. Heureux de retrouver notre patrie nous gagnons Colmar, ville qui mérite elle aussi une visite.

Nous sommes le 14 juin, aujourd’hui dernière étape, c’est un peloton enthousiaste de 9 cyclotes et 14 cyclos aux couleurs de l’Asptt qui roulent vers Strasbourg. Photo devant le conseil de l’Europe et direction notre hôtel. Pas de temps à perdre le timing est très serré, nous sommes attendus au parlement européen pour la visite de ce gigantesque bâtiment.

A notre retour à l’hôtel Patrice et le président de l’union européenne de cyclotourisme Pierre Reuzé nous ont réservé une surprise :remise d’ un superbe trophée personnalisé pour immortaliser ce trait d’union Tallin- Vienne- Athènes. Pour nous 7, difficile de contenir notre émotion, je sens quelques larmes sur mes joues….

C’est dans une auberge alsacienne, dans une ambiance de fête que nous clôturons notre périple.

Organisation parfaite, merci à Patrice pour son savoir faire, à Chantal pour son efficacité discrète et n’oublions pas Roland, qui au volant du camion a su veiller sur nous.

 

 

Michèle et Christian Sérarols.

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